Les Canailles

Comme vous le savez, j’adore manger.  J’aime encore plus découvrir de bons restaurants.  La majorité des restaurants intéressants sont souvent sur le plateau, dans le vieux Montréal ou encore au centre-ville.  Récemment, plusieurs amis m’ont parlé d’un restaurant dans le quartier Hochelaga pas très loin de chez moi, Les Canailles, un restaurant où le seul point négatif jusqu’à maintenant fût le bruit ambiant.  Un service excellent et très courtois, un apportez votre vin, des plats très intéressants qui viennent chatouiller nos papilles, nous donnant seulement le goût d’y retourner.  La preuve: j’y suis déjà allé deux fois plutôt qu’une et je compte répéter l’expérience.

Ma soirée commença par un plat haut en saveur.  La triade croustillante de la mer servît d’ouverture à ce repas, acras de morue, crabcake et crevettes, le tout accompagné de sauce romanesco et crème sûre.  J’avais pris cela à ma première visite et j’en fût tout aussi enchanté.

La triade croustillante de la mer.

Je pu également goûter à la salade de pieuvre et de calmars qui était savoureuse.  Je suis facile à convaincre lorsqu’il s’agit de pieuvre, cependant, elle est rarement bien apprêtée.  Ici, le cuisiner sait s’y prendre!

Salade de pieuvre et de calmars, oignons rouges, fenouils et câpres.

J’avais aussi goûté, lors de ma visite précédente, à la salade de légumes grillés et de fromage halloum qui était très bonne.  Avant d’attaquer mon plat principal, je me suis gâté et j’ai commandé un trou normand.  Glace à l’orange sanguine servie avec vodka dans une coupe de style martini, on aime la présentation.  Je dois par contre dire que la glace était meilleure la première fois.  Lors de ma deuxième visite, elle était beaucoup trop dure.

Le trou normand.

Arrivé au plat principal, j’avais l’estomac qui en redemandait.  J’ai commandé les pétoncles U-10 servie avec peperonata, presto de roquette et polenta au parmesan.  Tout simplement sublime, les pétoncles fondaient littéralement dans la bouche.  La polenta était un accompagnement très intéressant.  Je dois mentionner la présentation des plats, c’est toujours un plaisir de recevoir une assiette comme celle-là.

Pétoncles U-10.

Mes amis ont commandés dans l’ordre, la bavette de boeuf  black Angus 8 oz avec poêlée de champignons, sauce aux poivres et pommes de terre boulangères ainsi que le burger Homa, burger dans lequel ils ont incorporé du foie gras à l’intérieur même de la boulette avec mayonnaise à la truffe, oignons marinés, frites et salade.  Je suis rarement impressionné par une bavette de boeuf mais celle-ci était excellente, sans oublier la cuisson qui était parfaite.  Pour ce qui est du burger, avis aux gens qui aiment les repas intense!  C’est totalement décadent!

Bavette de boeuf.
Burger de foie gras.

Finalement, que serait un repas comme celui-là sans tester les desserts?  J’ai mangé le nougat glacé avec pistaches et écorces d’orange, qui est très rafraichissant.  Une de mes amies a commandé le sublime gâteau au fromage fouetté servi dans une verrine avec un croustillant de chocolat et une confiture de fraises, on en redemande.

Nougat glacé
Gâteau au fromage

Je vais définitivement y retourner pour tester le surf and turf (porc et crevettes ici) ainsi que le parfait Les Canailles qui semble tout à fait cochon! –

Le prix : Il faut compter environ une quarantaine de dollars avant taxes et service.

Les moules et les palourdes (collabo Hubert Cormier)

Les moules et les palourdes!

Pour continuer sur le sujet des fruits de mer, on ne peut passer à côté des moules! Vous en mangez probablement au restaurant et plus rarement, à la maison, la conservation étant limitée. En effet, les moules en coquilles doivent être gardées au réfrigérateur sur un linge humide et au maximum trois jours. Il est préférable de les consommer la journée de l’achat pour un maximum de fraîcheur.

Une des recettes de moules les plus populaires est probablement celle des moules marinière. Ma conscience en tant que nutritionniste vous dira probablement que la sauce est très riche en énergie puisqu’elle est faite à partir de crème et de beurre quoiqu’il ne faut pas bannir les gras de notre alimentation, mais les modérer! C’est là que repose toute la différence. Cependant, avec les moules, il est facile de manger sans compter, plus particulièrement quand on se retrouve au restaurant et qu’elles sont proposées à volonté. Du côté de la valeur nutritive de ces dernières, une moule de taille moyenne (8 grammes) fournit 14 calories qui se décomposent en 1,9 grammes de protéines (8 calories), 0,4 gramme de lipides (env. 4 calories) et 0,6 gramme de glucides (env. 2 calories). Les moules contiennent une bonne quantité de cholestérol. À titre indicatif, si vous mangez 30 moules, vous ingérez également 120 milligrammes de cholestérol alimentaire, ce qui correspond au tiers des recommandations journalières de Santé Canada. En ce qui concerne les vitamines, on y retrouve de la vitamine A, C, B12 et B1 entre autres. Du côté des minéraux, les moules contiennent du calcium, du phosphore, du sodium, du magnésium, du zinc et du fer.

Saviez-vous? Il faut acheter les moules fraîches seulement lorsqu’elles sont vivantes! À cet instant, les valves seront fermées et si elles sont légèrement entrouvertes, elles doivent se refermer lentement lorsqu’on les frappe. Sinon, il est préférable de les écarter puisqu’elles peuvent causer de graves intoxications alimentaires. Une moule morte s’ouvrira d’elle-même, c’est pourquoi, en fin de cuisson, toutes les moules sont alors ouvertes, nous permettant alors de les déguster!

Quant à elle, la palourde, un autre mollusque bivalve, est souvent utilisée pour de multiples usages en restauration. Le terme palourde est un terme général qui désigne plusieurs variétés de mollusques dont les couteaux (ou rasoirs), la palourde américaine ou encore la mye. Cependant, malgré des différences dans leur forme et leur grosseur, la chair est comparable.

En ce qui concerne les valeurs nutritives des palourdes, elles fournissent 18 calories (pour une portion de 12 grammes, soit une grosse mye) qui se décomposent en 3,1 grammes de protéines (env. 13 calories), 0,2 gramme de lipides (2 calories) et 0,6 gramme de glucides (env. 3 calories). Les palourdes sont riches en vitamine B12 et en potassium. Elles contiennent également une quantité étonnante de fer, soit 28 milligrammes/100g, l’équivalent de 8 fois la quantité retrouvée dans un rôti de bœuf. Elles sont la meilleure source de fer hémique parmi tous les aliments!

Vous désirez intégrer les palourdes dans votre alimentation, mais ne savez pas comment les apprêter et les cuisiner? Essayer une chaudrée de palourdes qui est une recette fort simple. Vous pouvez même les manger nature, crues ou cuites. Pour les plus aventureux, vous pouvez les intégrer parfaitement à vos paellas!

Bon appétit!

Par Hubert Cormier, nutritionniste

Twitter : Hub_nutrition

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Voir également :

Moules marinières

Linguine aux moules et fruits de mer

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Crevette et pétoncle (collabo : Hubert Cormier)

On parle encore de fruits! Au menu cette semaine : les fruits de mer!

Ils sont des incontournables quand on parle de bonne cuisine. Ils s’allient à différentes saveurs pour former des plats succulents au goût rafraîchissant. Ils sont souvent servis en entrée et ils s’avèrent d’excellents hors-d’œuvres! Vous avez compris que les fruits de mer peuvent convenir à toutes les occasions et peuvent être apprêtés de plusieurs façons. Mais qu’en est-il de leurs valeurs nutritionnelles? Les fruits de mer représentent-ils de bons choix lorsque vient le temps de planifier ses menus pour la semaine, de cuisiner ou encore de choisir un mets au restaurant? Tour d’horizon des plus populaires!

Commençons par la crevette! Ce n’est pas un mythe, la crevette contient une quantité astronomique de cholestérol alimentaire. Pour une portion de 100 grammes (l’équivalent de dix-sept crevettes de taille moyenne), elles renferment près de 200 milligrammes de cholestérol, ce qui représente le deux tiers de la recommandation journalière fixée à 300 milligrammes par Santé Canada. Si vous faites du cholestérol, il n’est pas conseillé de manger des crevettes à profusion. La modération a toujours sa place. Cependant, les crevettes ont l’avantage de contenir que très peu de gras saturés qui eux, sont davantage nocifs pour la santé cardiovasculaire que le cholestérol alimentaire. Comme plusieurs autres fruits de mers, les crevettes renferment des acides gras polyinsaturés Oméga-3 et possèdent des antioxydants naturels, dont la coenzyme Q10 dans ce cas-ci. Elles ont une densité énergétique de 1, ce qui veut dire qu’elles fournissent 1 calorie par gramme consommé. Les crevettes renferment également une grande quantité de protéines dites de hautes valeurs biologiques, soit près de 20 grammes par portion de 100 grammes, ce qui n’est pas négligeable en soi. La couleur de la chair change lors de la cuisson et passe d’un rose, jaune, gris translucide à une couleur rosacée et opaque par la suite.

Vous êtes à court d’idée : utilisez vos crevettes pour en faire une soupe, une mousse ou encore pour garnir une salade. Vous pouvez également faire une sauce pour accompagner vos plats préférés.

Fait intéressant : saviez-vous que la crevette naît mâle puis devient femelle chez certaines espèces dans les deux premières années suivant leur naissance?

Ensuite, attardons-nous aux pétoncles! La coquille Saint-Jacques est une espèce de pétoncle vivant en Europe, dans l’Atlantique et la Méditerranée. Maintenant, on appelle également les valves « coquille Saint-Jacques » et en Amérique, c’est même devenu le nom d’une recette bien populaire. Les pétoncles sont relativement faibles en énergie et procurent 88 calories par portion de 100 grammes (l’équivalent de sept gros pétoncles). Ils contiennent également de la vitamine B12 et du potassium.

Truc : il n’est pas nécessaire de faire cuire vos pétoncles bien longtemps. De trois à quatre minutes suffisent, sinon ils durciront et perdront rapidement toute leur saveur. On consomme la noix, soit le muscle blanc servant à ouvrir et fermer les valves. Lorsque vous êtes à l’épicerie ou à votre poissonnerie, il est de mise de choisir des pétoncles sans odeur et dont la chair est blanche et ferme. De cette manière, vous vous assurez de leur qualité.

Saviez-vous que le pétoncle peut nécessiter de quatre à sept ans pour devenir adulte? Surprenant, non?

À suivre pour d’autres fruits de mer intéressants… Bientôt, on parlera de la palourde et des moules.

Par Hubert Cormier nutritionniste

Twitter : Hub_nutrition

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Moules marinières

  • 3 à 4 kilos de moules fraîches
  • 1 tasse de crème 35%
  • 1 tasse et demi ou 2 tasses de vin blanc sec (suggestion : muscadet)
  • 4 à 5 échalotes hachées finement
  • 1/2 oignon rouge haché finement
  • 1/2 oignon haché finement
  • 1 gousse d’ail
  • Sel & poivre
  • Persil

Bien laver et rincer les moules.  Dans un chaudron, faire revenir la moitié des oignons, l’ail et les échalotes avec un peu de beurre.  Lorsqu’ils commencent à changer de couleur, ajouter le vin blanc, le sel, le poivre et le persil.  Ajouter une rangée de moule, une rangée d’oignon et alterner.  Porter à ébullition et mélanger.  Faire cuire durant 10 à 15 minutes.  Retirer les moules, ajouter la crème et faire cuire 2-3 minutes.  Verser la sauce sur les moules et servir.

Note : Il ne faut pas manger les moules qui ne sont pas ouvertes.

Avez-vous des recettes que vous aimeriez que je teste pour vous? –